jeudi 31 octobre 2013

Un amour de geek - Luc Blanvillain

Couverture Un amour de geek

Thomas est un geek. Un quoi ? Un geek. C'est-à-dire un nolife qui fragge comme il respire, slappe les cheaters et bizute les noobs. Si vous n'y comprenez rien, c'est que vous êtes un pauvre parent, perdu dans la réalité. Mais si, comme Thomas, vous passez vos nuits devant l'écran à dégommer des crâs, à assiéger les donjons d'Azeroth, à diriger des guildes, vous savez ce que vivre veut dire. Dans son monde Haute Définition, Thomas échappe aux êtres désagréables qui grouillent " in real life " : les nazes du lycée, l'odieux Latreille, Mme Friol, la prof de français fan de gros bouquins bourrés de descriptions. II supporte même ses parents, leurs gratins bios et sa petite soeur Pauline. Alors ? Où est le problème ? Le problème, c'est Esther dont Thomas est bêtement tombé amoureux. Esther qui voltige sur le dos des chevaux, aime la lumière dans les arbres et rêve de vrais voyages. Esther qui déteste les ordinateurs et ne sortira avec lui que s'il cesse d'être un nolife et jure de ne plus s'approcher d'un écran. Thomas relèvera-t-il l'impossible défi ?

Un amour de geek - Luc Blanvillain
Plon (Jeunesse) - 209 pages
Je suis déçue


Une introduction effrayante:
Dès les premières pages, j'ai eu peur de ne rien comprendre. Il commence par un dialogue entre Thomas (notre héros) et Pauline (sa petite sœur) qui parle en "langage geek", autant dire que je n'y comprenais rien ! Heureusement Pauline nous donne la "traduction" des termes employés car elle les a appris pour en parler avec son frère. A ce moment- là je me suis dit que si le reste du livre était pareil ça n'allait pas le faire. Je vous rassure, cette introduction est seulement là pour nous plonger complétement dans l'univers mais c'est un peu effrayant.

Un soufflé qui retombe vite:
Passé ma première frayeur, j'aimais bien le concept qu'un geek se "désintoxique" de son addiction et je m'attendais à voir son évolution au fil des jours. Erreur ! A part quelques aléas au début, une autre intrigue prend sa place et concerne les parents de Thomas. Je trouve dommage que l'auteur n'est pas été au bout de sa première idée et la mélange avec une autre. Ce changement de direction m'a perturbé car ça n'est pas à ça que je m'attendais.
L'histoire reste très jeunesse et est parfois très niaise. J'en suis même venue à douter de l'âge des personnages car selon moi, ils auraient dû être plus matures.


Une morale qui se discute:
En ce qui concerne l'addiction aux écrans, les situations décrites confrontent ses bons et ses mauvais côtés mais la tournure des évènements reste discutable. Pour un livre jeunesse, je m'attendais à ce que l'auteur prêche la bonne parole (appelez-moi cliché !). Sans rentrer dans les détails, je ne cautionne pas ce que font Thomas et Pauline vis-à-vis de leurs parents même si ça part d'une bonne intention. Ces comportements-là me semblent déplacés et je n'ai pas compris pourquoi l'auteur ne punissait pas leurs actes.

Le second bémol concerne Thomas et son addiction aux écrans. Encore une fois je ne trouve pas que la fin soit très positive, bien au contraire. J'ai même eu l'impression que la situation s'aggravait ou du moins prenait cette tendance.

Bref, pour un roman jeunesse, je doute que le lectorat comprenne le message diffusé.
 
En conclusion:
Vous l'aurez compris, je n'ai été du tout emballé par ce roman. Trop jeunesse pour moi, une morale limite et des personnages qui manquent de maturité.
 

1 commentaire:

  1. Ah mince, il est dans ma PAL. Je vais attendre un peu avant de le lire alors :)

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